(Info prospective) – le devenir des directeurs juridiques – débat du cercle Montesquieu

Cercle Montesquieu, 25 avril 2017

« On attend du directeur juridique qu’il soit un business partner, quelqu’un de très impliqué et non plus qu’un spécialiste du droit ». Cette déclaration, d’Isabelle Eid, Head of knowledge management chez DLA Piper, fait aujourd’hui largement consensus et pas seulement chez les directeurs juridiques. Lors des débats du cercle  Montesquieu le 24 avril dernier, Xavier Hürstel, PDG du PMU, a confirmé que la complexification du droit oblige les DJ à être de plus en plus dans le business, Bénédicte Bahier, directrice juridique chez Legrand, a évoqué sa propre expérience en indiquant « délocaliser » certains de ses juristes dans les équipes opérationnelles.

Un autre évènement récent est largement revenu sur évolution dans la fonction des directeurs juridique : lors de la Conférence « directeurs juridiques, comment développer votre employabilité ? » qui a eu lieu à Sciences Po Paris, la vice-présidente du cercle Montesquieu, Anne-Sophie Le Lay, n’a pas marqué son désaccord : « je pense que les attentes à la fois des opérationnels et du top management, c’est d’avoir des directeurs juridiques ultraflexibles qui comprennent tous les enjeux, qui sont capables de participer très en amont à la stratégie et de donner des conseils sur les projets complexes ».

« Quant à la vision d’être proactif, d’anticiper sur les besoins : elle repose sur la personne, c’est-à-dire l’appétence ou pas que vous aurez à parler business en interne. Cette anticipation, cette proactivité, reposent aujourd’hui davantage sur la personne même que sur une formation reçue. Il va falloir démontrer pourquoi on doit y aller. Tant qu’une vraie approche standardisée de cette pratique récurrente n’est pas mise en place dans les directions jurdiques, on continuera ainsi, c’est-à-dire de reposer sur l’humain ».

Par Victor Bretonnier, JSS, N°35

 

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